Immobilier : les prix

Après deux années de baisses consécutives, -3.7% en 2008 et -5.2% en 2009, les prix de l’immobilier ancien ont confirmé leur tendance haussière amorcée en 2010 (+2.0%) et enregistré une augmentation de +7.3% en 2011 sur un an.

Mais d’apparence soutenue, la hausse annuelle des prix observée en 2011 n’a, pour autant, pas été euphorique et ne doit pas venir masquer l’absence de tensions sur les prix, observée depuis l’automne. Après leur forte progression observée au 1er semestre, (+2.6% et +2.5% respectivement au 1er et 2ème trimestres), les prix se sont en effet stabilisés en fin d’année de façon homogène sur l’ensemble du territoire (+0.5% pour les maisons et -0.7% pour les appartements). Au total, les hausses observées entre 2010 et 2011 seront tout au plus venues compenser les baisses enregistrées deux ans auparavant. Et c’est donc « comme si » les prix était restés stables depuis 4 ans, après 10 années de hausses ininterrompues entre 1998 et 2007.

Seule zone d’ombre au tableau : le moral des ménages vis-à-vis de la conjoncture immobilière ne se restaure pas. D’après le baromètre, FNAIM-IFOP, seulement 13% des Français considèrent notamment qu’il est facile d’obtenir un financement et 31% jugent les taux attractifs.

Au total, dans un contexte économique dégradé, par les perspectives de récession, la hausse du chômage et les faibles gains de pouvoir d’achat, le marché immobilier ancien ne devrait pas enregistrer de pression sur les prix en 2012.

Néanmoins, compte tenu de conditions de crédits encore favorables par rapport à celles qui prévalaient en 2007, de la pression toujours forte de la demande et de la raréfaction de l’offre en zones tendues, les prix devraient tout au plus enregistrer une baisse de l’ordre de 5% (hypothèse centrale pour 2012) et résister à tout recul de plus grande ampleur.

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